Le président américain et son administration aggravent l’instabilité du monde en piétinant la charte de l’Organisation des Nations Unies signée au lendemain de la seconde guerre mondiale, qui pose un cadre de régulation des relations internationales.
Le régime de Maduro était critiquable car autoritaire. Mais ce ne sont ni des considérations démocratiques, ni la lutte contre le narcotrafic qui ont guidé Donald Trump et son administration, acteurs et complices d’autres régimes autoritaires. Fidèles à une vision impérialiste qui a déjà produit des effets dévastateurs, notamment en Amérique latine, ils ont surtout voulu montrer leur force et leur vision du monde. Ils imposent une nouvelle fois la « loi du plus fort » contre le droit, la diplomatie et le respect des peuples.
Trump s’inscrit ainsi, avec une brutalité assumée, dans une longue histoire d’ingérences, de déstabilisations et de tentatives de mise sous tutelle du Venezuela par les États-Unis. Depuis le XXᵉ siècle, cette même logique impérialiste a par ailleurs frappé de nombreux peuples : en Haïti, en Afghanistan, en Irak, au Yémen, au Chili, au Niger, et ailleurs. Le Venezuela n’est qu’un nouvel épisode d’une stratégie bien rodée qui, à terme, risque, si le gouvernement de Trump s’obstine, de mener à l’instabilité de la région et au-delà.
Ce faisant, Trump et son administration continuent de légitimer les pays qui agressent ou colonisent d’autres territoires, comme c’est le cas en Ukraine ou en Palestine – dont la situation dramatique marquée par un génocide désormais connu de tous, peut hélas désormais s’aggraver davantage. L’agression américaine est un signal envoyé aux pays qui convoitent d’autres territoires au mépris de leurs peuples, de la démocratie, de la paix.
Dans le même temps, Trump et son administration se lancent dans une fuite en avant qui aggravera la dégradation de l’environnement et le pillage des…
Auteur: Attac France

