C’est une vente aux enchères qui ne passe pas inaperçue. Une collection de 10.000 objets militaires a commencé, jeudi, à Orléans. Rien d’anormal jusqu’ici, si ce n’est que ce qui était une collection privée compte 200 pièces nazies. On trouve notamment des médailles, des insignes, des casques, des casquettes, ceinturons et habits, ou encore des « livres allemands patriotiques ». A noter qu’un lot « Philippe Pétain », avec « plâtre avec profil » est aussi proposé à la vente, au milieu d’objets français, américains ou italiens.
Mais c’est bien la vente d’objets nazis qui concentre l’attention. La Licra du Loiret a demandé, en vain, l’annulation de l’événement. Au Sénat, le groupe CRCE (communiste) s’est emparé du sujet. Il a déposé une proposition de loi pour « sanctionner la vente d’objets liés au nazisme ». Alerté par des militants communistes du département, c’est notamment le sénateur PCF de Paris, Ian Brossat, qui est à la manœuvre.
« Contexte particulièrement dangereux, avec le week-end dernier une manifestation néonazie à Paris »
« Il est scandaleux qu’on puisse se faire de l’argent avec des objets nazis. Faire de ces objets une source de profit heurte profondément », pointe du doigt le sénateur communiste, qui alerte : On voit bien qu’on est dans un contexte particulièrement dangereux. On a eu le week-end dernier une manifestation néonazie à Paris avec des énergumènes qui…
Auteur: François Vignal

