Verdragon, la première maison de l'écologie populaire, s'est ouverte

Bagnolet (Seine-Saint-Denis), reportage

À Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, en ce dimanche 13 juin estival la rue de l’Épine prolongée fourmillait de militants écologistes, antiracistes, féministes mais aussi de mamans du quartier avec leurs enfants, de jeunes ados ou d’élus locaux. La raison de leur présence : l’ouverture de la première Maison de l’écologie populaire en France, Verdragon.

« Nous en rêvions depuis longtemps, nous l’avons fait ! C’est grâce à vous ! » : ainsi commence la lettre de remerciement des deux fondateurs du lieu aux donateurs de la campagne de financement participatif qui a permis la naissance de « cet espace d’expérimentation », comme le qualifie Élodie Nace, coordinatrice d’Alternatiba. Car c’est une démarche nouvelle qui a été lancée en commun par Alternatiba, mouvement citoyen de mobilisation sur le dérèglement climatique, et le Front de mères, un syndicat de parents qui mène un projet écologiste, féministe et antiraciste. Le but : « faire de Verdragon l’avant-garde de l’écologie populaire en France ».

Goundo Diawara, secrétaire nationale de Front de mères. © Marion Esnault/Reporterre

Les premiers mots de la journée ont été prononcés par Goundo Diawara, secrétaire nationale de Front de mères, avec son nourrisson d’un mois serré contre elle. « Verdragon, c’est le début d’une aventure ! C’est un prolongement de notre action : inviter les habitants et surtout les habitantes des quartiers populaires à se réunir pour protéger leurs enfants. Car notre projet d’éducation à l’écologie populaire, il est pour nos enfants, pour qu’ils élargissent leur champ des possibles. »

Ateliers, fresque et beatbox

Dans une ambiance festive, les enfants ont pu participer à des ateliers de cuisine ou réfléchir sur le climat en se retrouvant autour d’une fresque avec comme mots-clés la fonte des glaciers, les canicules ou encore l’effet de serre.

La fresque sur le climat. © Marion Esnault/Reporterre

De leur côté, les ados ont pu s’exprimer sur le concept d’écologie populaire à travers un porteur de parole, et les curieux ont pu écouter des concerts en tous genres allant de la chanson française au beatbox, en passant par le rap.

L’écologie populaire a tenté d’être définie de plusieurs manières tout au long de la journée. Dans les prises de parole tout comme les discussions, on s’accordait à dire que le concept était encore flou et que la Maison de l’écologie populaire aiderait à mettre des mots…

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Marion Esnault Reporterre

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