Bientôt la fin de la messagerie Signal en France, et de toute possibilité d’échanger de manière privée et sécurisée ? Oui, si le projet de loi relatif au « narcotrafic », concocté par Bruno Retailleau, est adopté. Signal est une application utilisée par des dizaines de millions de personnes dans le monde, elle ne stocke aucune donnée et permet d’échanger des messages de façon chiffrée et impossible à intercepter par la police. C’est un outil indispensable pour les contestataires du monde entier, et toutes les personnes attachées à leur vie privée, que les autorités rêvent de voir disparaître.
La présidente de la fondation Signal vient d’affirmer que la messagerie sécurisée quitterait les pays ayant voté des lois visant à interdire ou amoindrir le chiffrement. Par exemple, le Royaume-Uni a tenté de forcer l’entreprise à retirer ses outils de chiffrement, avant de reculer. La Suède veut obliger les entreprises à autoriser un accès à ses policiers dans le dispositif de chiffrement pour pouvoir mener des enquêtes. Une loi devrait entrer en vigueur en mars 2026 et vise Signal, mais aussi WhatsApp, iMessage ou encore Telegram. En France, le gouvernement compte appliquer exactement la même mesure, au nom de la lutte contre le « narcotrafic ».
La présidente de Signal met en garde : « En pratique, cela signifie qu’on nous demande de briser le cryptage qui est à la base de toute notre activité. Nous demander de stocker des données porterait atteinte à l’ensemble de notre architecture et nous ne le ferions jamais », préférant quitter les pays concernés.
« Soit c’est une vulnérabilité qui laisse entrer tout le monde, soit nous continuons à maintenir un chiffrement fort et robuste et à garantir le droit à la vie privée pour tous. Notre réponse est la même : nous quitterions le marché avant de nous conformer à quelque chose qui compromettrait de manière catastrophique notre capacité à…
Auteur: Contre Attaque

