La nébuleuse d’Orion prise en photo en 2009. Sur les 208 minutes nécessaires à la pause, de nombreux satellites sont passés devant l’objectif et empêchent de voir une partie du ciel. A. H. Abolfath/NOIRLab/NSF/AURA, CC BY
L’ESSENTIEL
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L’explosion en cours du nombre de satellites vient s’ajouter à la pollution lumineuse que nous émettons depuis la surface de la Terre et menace la noirceur du ciel nocturne.
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Si la pollution lumineuse sur Terre peut être encadrée, et l’est d’ailleurs plutôt bien en France, la pollution lumineuse venant de l’espace est bien plus difficile à réguler. Les juristes sont à pied d’œuvre.
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Saviez-vous que, dans certains pays comme le Japon, il existe des parcs naturels… astronomiques ?
Chaque année, au mois d’août, a lieu l’une des plus grandes pluies d’étoiles filantes de l’année : les Perséides. Mais si vous observez le ciel nocturne l’an prochain, que pourrez-vous voir ? Selon l’endroit où vous vous trouvez, peut-être juste un ciel gris ou orangé sur lequel vous apercevrez la constellation de la Grande Ourse, et surtout de points lumineux en mouvement, qui sont autant de satellites « en orbite basse ».
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Aujourd’hui, il existe deux sources principales de pollution lumineuse du ciel nocturne, qui limite toujours davantage un accès libre et ouvert au ciel nocturne : celles provenant de la Terre et celles provenant de l’espace, en particulier des satellites. Que dit le droit de la protection de la nuit étoilée ?
Protection contre la pollution lumineuse d’origine terrestre : l’approche française
La première source est relativement mieux réglementée. L’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) définit le phénomène comme « la dégradation…
Auteur: Anna Hurova, Post-doctorante, Chaire Espace, École normale supérieure (ENS) – PSL
