Le début d’une union autour de Jean-Luc Mélenchon. C’est en tout cas ce qu’espère Julia Mignacca. La conseillère municipale d’opposition à Montpellier et ex-présidente du parlement interne des Écologistes est aujourd’hui porte-parole des Verts populaires, ces militants et cadres qui ont quitté le parti de Marine Tondelier en dénonçant un virage social-démocrate de leur formation. Aujourd’hui, elle annonce que son collectif travaillera aux côtés du fondateur de la France insoumise (LFI).
Pendant les municipales, vous avez critiqué les accords signés entre les Écologistes et le Parti socialiste (PS) et considéré que votre ancien parti était en train de devenir la « béquille d’une social-démocratie qui entend exclure La France insoumise ». Que pensez-vous aujourd’hui ?
Julia Mignacca : Le choix de défendre une primaire au milieu de la campagne des municipales a pesé lourd sur le scrutin. Les Écologistes se sont retrouvés broyés au sein de la gauche. Ils ont payé très lourdement ce parti-pris tactique. Aujourd’hui, la primaire ne marche pas. Une question de responsabilité se pose. 2027, ce n’est pas une année comme une autre, ça ne doit pas être pris comme une élection comme une autre. C’est un moment de bascule. Soit nous avons la chance d’avoir une issue populaire, écologique, sociale et démocratique, soit un cycle autoritaro-identitaire va commencer. Et ça a déjà commencé.
Marine Tondelier défend toujours une primaire pour l’union de la gauche. Pensez-vous que la direction des Écologistes se tournera forcément vers la gauche sociale-démocrate ?
Pas forcément, et c’est toute la question que les Écologistes doivent se poser aujourd’hui. Par contre, en lançant sa primaire, Marine Tondelier a pris le parti de défendre une initiative contre Jean-Luc Mélenchon. Ses propos sont assez vindicatifs à son encontre. On voit…
Auteur: Lucas Sarafian

