Avec 700 millions de personnes concernées, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur s’apprête à créer le plus grand marché de libre-échange de la planète. La suppression d’environ 90 % des droits de douane sur une liste de produits échangés entre les deux blocs devrait notamment bénéficier aux biens manufacturés ou à forte valeur ajoutée fabriqués en Europe, tout en offrant de nouveaux débouchés aux denrées alimentaires produites en Amérique du Sud. Mais plusieurs pays européens, la France en tête, s’opposent fermement à cet accord, redoutant notamment une concurrence déloyale pour leurs productions agricoles en raison des écarts de normes environnementales et sanitaires entre les pays sud-africains et ceux du continent européen.
« Très clairement, nos agricultures ne seront pas les sacrifiées au fond d’un mercantilisme du siècle d’avant », a encore martelé Emmanuel Macron ce jeudi 12 décembre, en marge d’un déplacement éclair en Pologne, où le Premier ministre Donald Tusk s’oppose lui aussi à cet accord.
Le 6 décembre 2024, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a annoncé la fin des pourparlers entre Bruxelles et les représentants du Mercosur. Dans la foulée, le 10 décembre, la Commission européenne a dévoilé le contenu de l’accord mis à jour par rapport à une première mouture qui avait été présentée en 2019. Ce texte pourrait encore être…
Auteur: Romain David

