Présentée vendredi à l’occasion de la Journée internationale du souvenir, en hommage aux victimes du terrorisme, l’initiative s’appuie directement sur la parole des survivants – de l’attaque contre le festival de musique Nova, en Israël, à l’attentat perpétré en Ouganda lors de la retransmission de la finale de la Coupe du monde de football de 2010.
« Ce n’est pas simplement une date de plus sur le calendrier », a témoigné Saynab Warsame, survivante d’un attentat terroriste en Somalie, dans un message adressé à la cérémonie commémorative organisée par l’ONU. « C’est un jour qui me rappelle les proches que j’ai perdus, qui je suis et qui je suis encore en train de devenir ».
Chaque année, les actes terroristes tuent ou blessent des milliers de personnes à travers le monde. Et dans toutes les régions, des survivants font désormais état d’une autre forme de préjudice : celle qui se prolonge en ligne.
« Dans le monde numérique d’aujourd’hui, les souvenirs sont fragiles », a expliqué Mme Warsame. « Avec les fausses vidéos et les fausses informations, la vérité peut facilement se perdre ou être déformée ».
C’est précisément à cette menace que veut répondre la nouvelle initiative, portée par le Réseau des associations de victimes du terrorisme. Créé l’an dernier par le Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, ce réseau entend mobiliser une action collective pour défendre les droits des victimes et mieux répondre à leurs besoins.
« Tragiquement, je ne suis pas un cas isolé »
Parmi les voix entendues vendredi figurait celle de Rachel Goldberg-Polin, citoyenne américaine et israélienne dont le fils Hersh, âgé de 23 ans, faisait partie des plus de 250 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas en 2023, notamment au festival de musique Nova, en Israël. Retenu en otage à Gaza pendant 328 jours, il a ensuite été tué.
Il y a des millions de parents dans le monde qui ont…
Auteur: Nations Unies FR
