Victoire pour l’habitat léger : cette famille peut rester dans sa maison en pétales

Depuis 7 ans, Jonathan et Caroline se battent pour le droit à vivre autrement, en habitat léger, sans artificialiser les sols. Ils ont fait de leur mode de vie un combat législatif et pénal, afin de permettre à chaque français de vivre au plus près de la nature tout en participant à la régénération du vivant.

Au lieu de mettre la nature sous cloche, ils ont initié le mouvement de Désobéissance Fertile avec une conviction forte : « plutôt que de dégrader, il nous faut aujourd’hui « aggrader » nos territoires ». Alors que 68% des espaces artificialisés en France le sont pour des logements, cela passe forcément par l’habitat.

Ce mercredi 26 août, le tribunal de Limoges leur a donné raison en vertu de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), qui « garantit à toute personne le droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ».

« ON A GAGNE ! », s’exclament Jonathan et Caroline auprès de La Relève et La Peste. « Ce n’est pas la victoire historique qu’on attendait, c’est à dire obtenir l’état de nécessité écologique, mais ils nous donnent le droit d’habiter sur nos terres. »

Ils ont tout de même été condamnés à une amende de 600 euros concernant l’affaire d’« exécution de travaux ou utilisation de sol en méconnaissance du règlement national d’urbanisme » pour laquelle ils étaient jugés le 1er juillet dernier.

« Ce que dit cette décision, c’est que le droit à la vie privée familiale est au-dessus de l’urbanisme. Le juge a appliqué la pyramide des besoins : le droit européen est au-dessus du droit français pour protéger les familles », explique Caroline à La Relève et La Peste.

Jonathan et Caroline vivent depuis 4 ans avec leurs enfants dans le Périgord Vert sur leur terrain de 10 hectares, au sein du collectif « Le Croissant Fertile ».  Leur lieu est devenu un véritable…

La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: Laurie Debove