On peut se réjouir des victoires locales et des potentialités qu’elles révèlent/libérent/stimulent, et en parallèle se désespérer lucidement de l’avancée globale de la mégamachine et de ses ravages.
Le premier article ci-dessous souligne le nombre et la richesse des « victoires » locales, leurs impacts immédiats et sur la durée, les voies qu’elles ouvrent.
Le second rappelle que ces heureuses victoires locales ne doivent pas masquer les désastres généralisés produits par la civilisation industrielle.
Car localement des centaines de petits et gros projets nuisibles voient le jour malgré tout, avec ou sans luttes essayant de les contrer. Et les infrastructures « ordinaires » de la mégamachine continuent de s’étendre et à produire à plein régime, en ravageant nos vies, le climat et la biosphère en général.
Car on sait bien que seule une forme de « révolution radicale », d’insurrection généralisée, de rupture sans retour, pourrait stopper réellement les ravages et permettre d’espérer des sociétés vivables et soutenables, ou au moins un avenir moins sombre.
Car il ne faudrait pas croire que l’accumulation de victoires locales suffirait à nous libérer de la mégamachine.
Car il ne faudrait pas laisser croire que seuls certains projets techno-industriels sont néfastes tandis que tout le reste de la mégamachine serait sain ou réformable (voir aussi : https://ricochets.cc/Mouvements-sociaux-il-n-y-aura-plus-de-petites-victoires-Il-reste-donc-a-detruire-et-remplacer-la-megamachine.html et les liens en bas de page).
Car il ne faudrait pas concentrer toutes les forces dans des victoires locales en laissant de côté, pour plus tard un jour, les vitales luttes révolutionnaires visant le désarmement de la mégamachine elle-même.
Car tant que les structures et institutions de la civilisation industrielle persisteront, elles continueront sans fin de générer d’innombrables projets locaux nuisibles, imposés…
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