VIDÉO. 13-Novembre : présence policière, lieux familiers… Qu’est-ce qui nous fait nous sentir en sécurité ?

Des militaires du plan Vigipirate à Lyon, après les attentats du 13 novembre 2015. (Photo d’illustration)


NICOLAS LIPONNE / NurPhoto/AFP

Cent trente morts et plus de 400 blessés. Il y a dix ans, le soir du 13 novembre 2015, plusieurs attaques au stade de France, à des terrasses parisiennes et dans la salle de spectacle du Bataclan provoquent l’effroi. Au lendemain de ces attentats, d’après un sondage Ifop, 84 % des Français déclarent que pour se sentir en sécurité, ils sont prêts à revenir sur certaines de leurs libertés. Qu’est-ce que cela veut dire, exactement, « se sentir en sécurité » ? Comment les attentats du 13 novembre sont-ils venus modifier ce sentiment ? Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Pour la psychologue Carole Damiani, présidente de l’association Paris Aide aux Victimes, une personne qui se sent en sécurité peut rester chez elle ou sortir, sans être particulièrement inquiète. « Emprunter les transports, traverser un bois, ou assister à un spectacle ne va pas lui demander une énergie mentale faramineuse », précise-t-elle.

« Sur un champ de bataille on guette l’ennemi, pas à la terrasse d’un café »

La philosophe Hélène L’Heuillet, fait, elle, le rapprochement entre le sentiment de sécurité celui de familiarité : « c’est l’impression que l’on a lorsque l’on rentre chez soi, et que l’on retrouve ses objets leur place », illustre la philosophe. Pour elle, les attentats du 13-Novembre ont suscité la stupéfaction, car c’est justement des lieux familiers – un stade, des restaurants, une salle de concert – qui ont été visés. « Sur un champ de bataille on guette l’ennemi, mais quand on est à…

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Auteur: Clémence Maret, Flavien Edenne, Cécile Casciano, Célestine Albert-Steward