Le système de la vidéo surveillance est généralement reconduit, il s’étend et se fait toujours plus intrusif, sans débats ni études sérieuses.
Il est temps de dire STOP à cette technopolice anti-sociale !
Vidéosurveillance : et si on arrêtait ?
Un argumentaire contre la vidéosurveillance de l’espace public pour vous aider à débattre face aux candidatEs, aux éluEs, mais aussi au boulot, avec les voisins…
• Trente ans de déploiement de caméras en France : des coûts toujours plus importants sans effet sur la sécurité
Plus de 600 caméras ont été installées à Lyon depuis 2001, ce qui représente un investissement global de 10 millions d’euros entre 2001 et 2021 et entraîne des frais de fonctionnement annuels de 2 millions d’euros.
Villeurbanne, qui n’a installé ses premières caméras qu’au milieu des années 2010, a quadruplé son parc de caméras au cours de la dernière mandature, passant de 100 à 400 caméras entre 2020 et 2026, sans qu’aucune étude ne démontre une quelconque efficacité. Pire : la baisse de la délinquance a été plus forte à Villeurbanne qu’à Lyon entre 2003 et 2008 alors que Lyon commence à s’équiper de caméras et que Villeurbanne n’en a aucune !
source : audit de la vidéosurveillance, Ville de Lyon 2023
Extrait du rapport de la Cour des Comptes d’octobre 2020 sur les Polices Municipales :
« aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation »
Quant à l’efficacité a posteriori elle est très faible :
« Les enregistrements de vidéoprotection contribuent à la résolution d’enquête judiciaire, en apportant des indices ou des preuves, mais dans des proportions particulièrement ténues (environ 1 % des enquêtes étudiées). »
source : Évaluation de la contribution de la vidéoprotection de…
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