Un coup à droite, un coup à gauche. À son arrivée au pouvoir, le macronisme était souvent qualifié de « girouette », sans proposition politique claire. Le qualificatif colle très mal, en revanche, à la politique économique menée par Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs. De ce côté, en effet, la constance est de mise. Depuis 2017, la Macronie mène, sans ciller, une politique de l’offre, visant à baisser le coût du travail et à « faciliter l’investissement » en réduisant les impôts dits de production.
La liste des mesures mises en place est longue comme le bras : suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) – remplacée par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) –, suppression de la progressivité de l’impôt sur le capital, remplacé par la « flat tax », pérennisation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), baisse de l’impôt sur les sociétés, etc. Autant de réformes, menées tambour battant, qui ont créé une inégalité structurelle entre les revenus du travail et ceux du capital. Comme le relevait Le Monde en 2023, un contribuable gagnant 1 million d’euros de salaires est taxé à plus de 54 %, tandis qu’un actionnaire percevant 1 million d’euros de dividendes le sera à 30 %.
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L’idée générale de cette politique est assez simple à comprendre : en réduisant les charges qui incombent aux entreprises et aux entrepreneurs, ceux-ci vont pouvoir produire davantage, être plus compétitif et donc créer une croissance rythmée qui « ruissellera » sur toute l’économie. Huit ans après l’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête de l’État, force est de constater que ce cycle vertueux ne…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

