Après un été marqué par des canicules à répétition et des incendies d’une rare intensité, dans une année frappée par la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix des carburants et de l’énergie, des centaines de milliers de personnes font entendre leur voix depuis plusieurs semaines pour exprimer une profonde colère sociale. Hausse du coût de la vie, précarité exacerbée, dégradation des services publics, inégalités sociales creusées, conséquences climatiques dramatiques… Partout sur le territoire, des citoyennes et des citoyens dénoncent des conditions de vie de plus en plus difficiles et injustes et se mobilisent pour défendre un avenir meilleur. Derrière ces mobilisations, une même réalité : une population qui refuse de payer le prix de décisions économiques et politiques de quelques personnes au pouvoir qui menacent son avenir et ignorent les urgences sociales et climatiques. La lutte contre la vie chère et celle contre le dérèglement climatique ne sont pas deux causes distinctes. Elles s’attaquent aux mêmes causes et aux mêmes responsables, et appellent donc des réponses communes.
Des manifestants défilent à Paris le 31 octobre 2026, lors de manifestations nationales organisées par le mouvement des Gilets jaunes, les syndicats et les lycéen·nes et étudiant·es pour dénoncer la hausse du coût de la vie et les inégalités. © JULIEN DE ROSA / AFP
Une jeunesse mobilisée face à des crises qui menacent son avenir
En parallèle des marches pour le climat qui se sont tenues en septembre suite à un été dramatique, les lycéen·nes ont commencé à se mobiliser après la rentrée scolaire pour dénoncer les conditions d’apprentissage dans lesquelles les élèves se retrouvent et mettre en lumière les inégalités qui se creusent en fonction des territoires. C’est à Mayotte que le mouvement se lance le 31 août. Pourtant, celui-ci n’a véritablement trouvé un écho…
Auteur: Greenpeace France
