A l’occasion de cette rencontre, nous projetterons un documentaire animé sur un autre mouvement de résistance, Zla Mavka, sous la forme d’une interview de ses fondatrices.
A travers cette opportunité exceptionnelle de témoignage, à l’heure où il est exigé des ukrainien.nes de céder encore plus de territoire au régime de Poutine pour espérer une paix provisoire, il faut se poser d’autant plus la question des freins que pose la gauche radicale au soutien à la résistance et à l’autodétermination. Et plus que jamais appuyer les camarades et les organisations qui portent des projets émancipateurs dans un contexte d’une violence et d’une cruauté inouïe.
Colonisation, annexion, répression, déportation, russification
Après près de quatre ans de guerre, la Russie contrôle environ 20 % du territoire ukrainien. Les zones occupées comprennent : la Crimée (annexée en 2014), la quasi-totalité de Lougansk et environ 79 % de Donetsk, ainsi que des parties des régions de Kherson et Zaporijjia. Nous sommes clairement en présence d’un projet de colonisation et d’annexion, mais également de russification à marche forcée.
Les populations des régions administrées par Moscou ont eu jusqu’au 10 septembre dernier pour partir ou « régulariser » leur situation, c’est-à-dire adopter le passeport russe. Beaucoup se résolvent à devenir russes, pour sauvegarder leurs biens, accéder aux services de soins et aux droits élémentaires, comme conduire par exemple.
Les territoires occupés subissent une répression sévère : arrestations arbitraires, propagande et endoctrinement. On compte des dizaines de milliers de civils emprisonnés, des dizaines de milliers de disparus (le Conseil de l’Europe parle d’environ 74 000 disparus). Environ 35 000 enfants ukrainiens auraient été déportés vers la Russie (Selon le laboratoire Humanitarian Research Lab de l’Université de Yale). Ils y subissent un endoctrinement…
Auteur: IAATA

