Passé presque inaperçu au milieu des contestations contre l’accord avec le Mercosur, il concerne pourtant 2 milliards de personnes. Après vingt ans de négociations, l’Inde et l’Union européenne ont officialisé la conclusion d’un accord de libre-échange commercial d’ampleur, le 27 janvier.
Dans le détail, l’accord prévoit une baisse drastique des taxes indiennes sur la quasi-totalité des importations européennes, en particulier pour les voitures, le vin et les pâtes. Ainsi, les droits de douane indiens doivent passer de 110 % à 10 % pour les véhicules, 150 % à 20 % pour les vins, et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50 %, doivent être totalement supprimés.
De l’autre côté, le texte va faciliter l’importation de textile, de produits électroniques et pharmaceutiques en provenance d’Inde. Les produits agricoles, comme la viande, le sucre et le miel, ont été exclus des négociations.
Le texte, qualifié d’« accord de tous les accords » selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, doit protéger les deux parties de la guerre des droits de douane engagée par Donald Trump aux États-Unis, ainsi que de la concurrence de la Chine.
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