Le viol et le meurtre de la jeune Philippine à l’automne dernier a ému la population et relancé le débat sur l’éloignement du territoire des étrangers dangereux sous OQTF. Le profil de l’auteur présumé, un ressortissant marocain déjà condamné pour viol, a conduit la délégation aux droits des femmes du Sénat a lancé une mission pour a évalué la pertinence de l’efficacité de l’action publique en matière de lutte contre la récidive du viol et des agressions sexuelles.
Après avoir entendu près de cent personnes et effectué trois déplacements, la mission sur la prévention et la récidive du viol présentait, ce mercredi, son rapport et 25 recommandations.
A la suite du mouvement MeToo, entre 2016 et 2023, le nombre de plaintes pour violences sexuelles a augmenté de près de 120 % alors que le nombre de condamnations pour infractions sexuelles, entre 2017 et 2022, n’a, pour sa part, augmenté que de 13 %.
Premier enseignement du rapport, le taux de récidive légale pour les auteurs d’agressions sexuelles est moindre que pour l’ensemble des délits, 9 % contre 17 %, même chose pour les viols comparé à l’ensemble des crimes, 5,7 % contre 7,2 %.
Des chiffres en trompe-l’œil car comme l’a fait remarquer la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol « le premier des postulats, c’est qu’une infime minorité des auteurs de viols passent entre les mains de la justice. Dès lors, on a travaillé sur un très faible segment des…
Auteur: Simon Barbarit

