« Les premiers rapports font état de maisons incendiées, y compris une école, de biens pillés et de civils tués, blessés ou kidnappés », a souligné dans son dernier rapport le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), relevant « d’importants mouvements de population dans le district de Memba ».
Les habitants des régions environnantes se concentrent à Lúrio Sede, tandis que certaines familles traversent la rivière Lúrio vers Mecúfi (province de Cabo Delgado).
Le 10 novembre, des groupes armés non étatiques auraient traversé le fleuve Lúrio dans le district de Chiúre (province de Cabo Delgado), et lancé des attaques contre le village de Cucune, dans le poste administratif de Lúrio, district de Memba, province de Nampula.
Près de 20.000 élèves privés d’école
A la suite des attaques, « Mazuva a été largement désertée en raison des attaques en cours, et bien qu’aucune concentration importante ne se soit formée à Memba Sede, des départs progressifs ont lieu, les civils quittant les lieux par crainte de violences potentielles », signale l’OCHA.
De son côté, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rapporte qu’Alua accueille actuellement le plus grand nombre de déplacés. Un décompte rapide effectué le 17 novembre indiquait la présence de 2.830 ménages, soit environ 8.000 personnes.
Ces nouveaux mouvements de populations font suite aux attaques des groupes armés non étatiques en octobre dans les districts de Memba et d’Erati et qui avaient provoqué le déplacement de plus de plus de 37.000 personnes vers Alua dans le district d’Erati, et au-delà de la frontière provinciale vers le district de Mecufi.
Les autorités éducatives signalent que les cours ont été suspendus dans 33 écoles à Chipene et Lúrio, touchant plus de 20.000 élèves et 160 enseignants depuis le début des attaques des groupes armés non étatiques à la fin du mois de septembre.
Epidémie de…
Auteur: Nations Unies FR

