Vous lisez la seconde enquête réalisée en partenariat avec StreetPress sur la Coordination rurale.
Apolitique, le syndicat agricole de la Coordination rurale ? C’est ce que défendent ses cadres auprès de StreetPress et de Reporterre. Pourtant, sur leurs réseaux sociaux ou en privé, les mêmes font étalage de leur sympathie pour les élus d’extrême droite ou partagent les propos de militants identitaires. De quoi flouter la frontière entre le syndicat agricole, le parti lepéniste et les franges violentes de l’extrême droite radicale.
LES ENQUÊTES DE REPORTERRE ET DE STREETPRESS :
À un an de l’élection présidentielle et moins de deux mois des municipales, alors que la France risque de voir le Rassemblement national arriver au pouvoir, la presse indépendante doit unir ses forces et chercher des complémentarités. Depuis des années, Reporterre est reconnu pour son travail essentiel sur l’écologie tandis que StreetPress enquête sans cesse sur les différentes formes d’extrême droite dans la rue ou à l’Assemblée.
Nos deux médias se sont intéressés à la crise de la dermatose nodulaire et aux manifestations des agriculteurs contre le gouvernement qui en sont nés. Durant cette période, les frontières se sont brouillées entre la Coordination rurale et des groupes ou figures d’extrême droite. C’est pour documenter cette situation que nous avons décidé de mutualiser nos forces et de s’associer dans un partenariat éditorial de plusieurs enquêtes consacrées à la Coordination rurale.
Patrick Legras, patron climatosceptique du Nord
Président de la Coordination rurale (CR) des Hauts-de-France, Patrick Legras est sur tous les fronts des manifestations agricoles. Un jour, il est sur l’autoroute A1 à ouvrir les camions pour vérifier l’origine de leurs marchandises, un soir, à la centrale Lidl de Cambrai pour passer au crible les denrées stockées. Le syndicaliste est tout aussi actif sur X…
Auteur: Christophe-Cécil Garnier, Daphné Deschamps, Fanny Marlier, Moran Kerinec

