« En moyenne, un décès est enregistré tous les trois jours », précise d’emblée le rapport du ministère de l’Intérieur, qui recense chaque année le nombre de morts violentes au sein du couple, évalué à 138 pour l’année 2024, soit une hausse de 16 % par rapport à 2023 (119). 403 tentatives d’homicides ont par ailleurs été comptabilisées. Sur ces 138 décès, les femmes en représentent 107 (77 %), contre 96 l’année précédente. De quoi affirmer qu’elles « sont les principales victimes des morts violentes au sein du couple » et que « le profil type de l’auteur reste majoritairement masculin ». Dans les détails, le ministère révèle que ce dernier est « le plus souvent en couple, de nationalité française et n’exerçant pas ou plus d’activité professionnelle » et « majoritairement âgé de 20 à 49 ans ». L’étude fait également part d’une recrudescence des 70 ans et plus, tant du côté des auteurs que des victimes.
Dispute et séparation non-acceptée : les deux mobiles principaux
47 % des femmes assassinées avaient déjà subi des violences antérieures (50), majoritairement physiques, mais parfois aussi psychologiques et sexuelles. Parmi elles, 74 % les avaient signalées aux forces de sécurité intérieure (37), et 81 % avaient même déjà déposé une plainte (30). Néanmoins, une seule bénéficiait depuis d’un dispositif « téléphone grave danger » et deux d’une ordonnance de protection….
Auteur: Aglaée Marchand

