Nous, rédactions, journalistes et responsables de médias signataires de cette lettre, tenons à exprimer notre indignation et notre solidarité après les graves violences subies par deux journalistes de Mediapart et de Politis lors du congrès du Rassemblement national. Alors qu’ils exerçaient leur métier, ces deux journalistes ont été pris à partie, violentés et exfiltrés. Un journaliste du Canard Enchaîné a lui aussi été bousculé et intimidé.
Ces faits constituent une atteinte inacceptable à la liberté d’informer, aggravée par des violences et des injures à caractère raciste. Aucun journaliste ne devrait avoir à subir de telles intimidations pour avoir simplement fait son travail.
Un principe fondamental de notre démocratie
Nous tenons également à rappeler un principe élémentaire : un journaliste présent pour couvrir un événement politique n’est pas un militant de cet événement, ni de ceux qui le contestent. Les confusions entretenues autour de son rôle, lorsqu’elles ne sont pas corrigées, risquent de contribuer à légitimer les violences dont il a été victime.
S’en prendre à un journaliste parce qu’il fait son métier, c’est s’en prendre à la liberté d’informer.
S’en prendre à un journaliste parce qu’il fait son métier, c’est s’en prendre à la liberté d’informer. Et lorsque cette liberté est attaquée, c’est toute notre profession qui doit faire front. C’est pourquoi nous appelons le RN à condamner publiquement ces faits et à garantir que tous les journalistes puissent couvrir ses événements dans des conditions de sécurité et de liberté conformes aux exigences démocratiques.
À six mois de l’élection présidentielle, les journalistes doivent pouvoir couvrir librement les activités de tous les partis politiques, sans intimidation, sans discrimination et sans que…
Auteur: Collectif
