Violences dans le périscolaire : les maires alertent sur les failles du système et réclament davantage de coordination avec la justice

« Paris n’est pas une exception. » Pour la rapporteure Agnès Evren, les affaires révélées ces derniers mois ne peuvent pas être réduites au seul cas parisien. Selon SOS Périscolaire, des signalements ont été recensés dans 72 départements. Un chiffre qui témoigne de l’ampleur d’un phénomène qui touche aussi bien les grandes métropoles que les communes plus modestes. « L’enjeu de cette commission, c’est d’essayer de comprendre pourquoi toutes ces défaillances en termes de contrôle, de recrutement, d’organisation du périscolaire peuvent avoir lieu en France », résume la sénatrice. « Cette commission est transpartisane, la protection des enfants c’est ni de droite, ni de gauche », ajoute-t-elle.

Après avoir entendu des représentants de la police, de la justice, des familles et une journaliste, la commission d’enquête du Sénat s’est tournée ce mercredi vers les élus locaux. Cinq maires ou représentants de collectivités ont témoigné : Charlotte Libert, maire de Vincennes (Val-de-Marne), Laurent Cathala, maire de Créteil (Val-de-Marne), Joakim Giacomoni, maire de Colombes (Hauts-de-Seine), Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), et Olivier Araujo, maire de Charly (Rhône), accompagné de son adjointe Émilie Faron.

Le président de la commission, Laurent Lafon, rappelle que le périscolaire, bien que constituant un service public facultatif, est proposé par la quasi-totalité des…

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Auteur: Emma Bador-Fritche