« Un point de rupture ». C’est en ces termes que les Nations unies ont qualifié le mois dernier la hausse des violences commises par des colons israéliens contre les habitants palestiniens de la Cisjordanie occupée.
Selon le récent rapport de l’ONG internationale Human Rights Watch, « la violence des colons a connu un pic en mars et avril 2026, avec des meurtres, y compris d’enfants, ainsi que des agressions, des violences sexuelles, des maltraitances physiques et psychologiques, des détentions arbitraires, des incendies criminels, des destructions de biens et des vols. »
Cet été, l’opinion occidentale et notamment américaine a été marquée par l’appel à l’aide d’un Américano-Palestinien Louai Abu Ridi qui possède l’une des trois maisons que des colons ont assiégées dans le village de Qusra, proche de Naplouse (nord).
Ces violences virent parfois au bain de sang. Vendredi 24 juillet, 4 Palestiniens et 2 Israéliens ont été tués dans un affrontement meurtrier à Tell, dans le nord de la Cisjordanie occupée, après l’assaut d’une vingtaine de colons dans le village.
Les militants israéliens qui viennent en aide aux habitants palestiniens sont aussi attaqués régulièrement par les colons, comme ce fut le cas mardi 25 août dans le village de Jannatah, près de Bethléem, lors d’une visite de solidarité de ces militants. Trois journalistes de l’Agence France Presse qui couvraient l’événement ont subi…
Auteur: Alexandre Poussart
