À travers une collaboration inédite entre Mr Mondialisation et Lisbeth, le média des luttes, des voix et des territoires, la journaliste Sarah Andres explore la dimension des violences sexistes et sexuelles… dans les milieux dits progressistes. Après un premier volet sur la manière dont le patriarcat ronge les milieux militants, l’enquête se poursuit ici dans un deuxième volet autour de la responsabilisation nécessaire de la gauche. Illustrations par Coco Roupi et Pau Iesis.
Cael, Gaby, Manon et Johanna Silva ont toustes été confronté·es au masculinisme de gauche. Face à la nécessité de créer des espaces de libération de la parole, la journaliste Sarah Andres s’est entretenue avec elles, à partir d’une proposition de Victoria Berni-André, journaliste et militante pour une écologie libertaire, autrice de Vivant·es et dignes, formatrice en justice communautaire et gestion de VSS dans les milieux militants.
Gaby est militant·e féministe ; Cael est formée à l’analyse et à la prise en charge des violences ; Manon a étudié les impacts psychosociologiques des VSS et poursuit ses recherches en sociologie du genre sur l’impact des VSS sur les trajectoires militantes ; Johanna Silva a été militante à Nuit debout, coordinatrice du journal Fakir, attachée parlementaire, productrice du film Merci Patron !, et elle est autrice de L’amour et la révolution.
Après un premier entretien consacré aux mécanismes patriarcaux dans les milieux militants, cette seconde publication s’attache aux responsabilités politiques des milieux de gauche face à ces violences.
Dans Les hommes et le féminisme : faux amis, poseurs ou alliés ?, Francis Dupuis-Déri met en lumière une tension centrale du proféminisme. Même lorsqu’ils soutiennent les revendications féministes, les hommes gardent souvent les avantages et le pouvoir attachés…
Auteur: Mr Mondialisation

