Humiliées, culpabilisées, questions intrusives, de nombreuses victimes d’agression sexuelle dénoncent l’accueil qu’elles subissent au commissariat ou à la gendarmerie lors du dépôt de plainte. Malgré une certaine libération de la parole depuis le mouvement #Metoo en 2017, certaines victimes n’osent pas pousser la porte du commissariat pour aller porter plainte. D’après l’enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité 2024 », menée par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), seules 7% des femmes victimes déclarent avoir porté plainte à la suite des viols, tentatives de viol et/ou agressions sexuelles qu’elles ont subies. Une étude menée par le Défenseur des droits publiées en mars 2025, pointait du doigt les « défaillances persistantes » dans l’accueil en commissariat ou en gendarmerie des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles, mettant en lumière les « stéréotypes sexistes »
Une banalisation des faits
Car au début du parcours des victimes, « les plaintes sont encore trop souvent minimisées et les enquêtes manquent de rigueur », dénonce la Haut conseil à l’égalité entre les Femmes et les Hommes dans un rapport publié en septembre 2025. Selon l’enquête « PrendsMaPlainte » de l’association NousToutes, « parmi les 3.496 témoignages récoltés, 66% des répondantes font état d’une mauvaise prise en charge par les forces de l’ordre…
Auteur: Flora Sauvage
