Les chiffres donnent la mesure de l’ampleur du phénomène. Plus de 15 millions d’enfants de cette tranche d’âge ont été exposés contre leur gré à des contenus sexuels. Quelque 9 millions ont été poussés à avoir des conversations à caractère sexuel ou à partager des images intimes contre leur volonté. Quatre millions ont vu des images sexuelles d’eux-mêmes diffusées sans leur consentement.
Et ces estimations pourraient encore être largement sous-évaluées, avertit l’UNICEF.
« Ce rapport révèle une réalité douloureuse », a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell. « Plus de 20 millions d’enfants dans les pays étudiés ont été exposés contre leur gré à des contenus sexuels explicites ou exploités en ligne, souvent dans les espaces numériques où ils apprennent, jouent et communiquent avec leurs amis. »
Les réseaux sociaux au cœur des abus
Près de 60 % des cas d’exploitation recensés se sont produits sur des plateformes de réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et WhatsApp. Les jeux en ligne représentaient 14 % des cas.
Dans 38 % des situations, le premier contact avec l’auteur des abus a eu lieu en ligne. Certaines fonctionnalités des plateformes, notamment celles permettant de dissimuler son identité, peuvent faciliter l’approche et l’exploitation des enfants.
Au Monténégro, plus de 80 % des cas signalés impliquaient ainsi les réseaux sociaux.
Les auteurs ne sont toutefois pas toujours des inconnus. Dans les 21 pays étudiés, 57 % des cas impliquaient des personnes connues des enfants, notamment des camarades, des amis ou des membres de leur famille.
L’exploitation et les abus sexuels facilités par la technologie peuvent avoir un impact profond sur le bien-être émotionnel des enfants, leur sentiment de sécurité et leur confiance envers autrui.
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Auteur: Nations Unies FR
