Ils ont sagement écouté. Ils se sont levés. Et tous, ou presque, sont partis sans rien dire. Les hommes du cinéma français ont soutenu un bien décevant silence lors de la 49e cérémonie des César, durant laquelle l’actrice Judith Godrèche a raconté un cauchemar devant une foule de pantins polis. Certes, il y eut une standing ovation. Certes, on put entendre des interventions aux accents solidaires – pour les femmes, les victimes des balles russes ou le peuple palestinien. Certes, des soutiens furent apportés lors des interviews. Et l’on peut se réjouir que ces messages aient existé.
L’actrice de 51 ans, qui a porté plainte pour viol sur mineure contre Benoît Jacquot et Jacques Doillon, a pu également compter – tient-elle à rassurer dans un entretien au Parisien – sur les doigts d’une seule main celles et celui avec qui elle a « longuement discuté » au dîner qui a suivi les festivités majeures du 7e art, pourtant en crise ouverte en matière de violences sexistes et sexuelles depuis l’affaire Weinstein.
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Mais peut-on seulement s’en féliciter ? Sur les réseaux sociaux, les critiques regrettant un appui si timide de la part des acteurs et des actrices se multiplient. Ne pouvait-on pas attendre plus de la part du cinéma français ? Le tonnerre qu’ont fait retentir les affaires Luc Besson, Gérard Depardieu, Christophe Ruggia, Nicolas Bedos, Richard Berry, Gérard Miller, Benoît Jacquot et Jacques Doillon n’aurait-il pas demandé plus de réactions ?
Au-delà de la poignée de femmes qui se sont montrées solidaires, qu’ont à dire les hommes assis et silencieux dans leur confortable fauteuil à l’Olympia ? Pas…
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Auteur: Hugo Boursier

