Une pluie de critiques s’est abattue sur l’exécutif, après les scènes de chaos et de pillages qui ont marqué les manifestations du samedi 17 octobre dans plusieurs grandes villes. Le gouvernement est accusé d’avoir laissé s’enkyster la situation, après plus d’un mois de mobilisation des lycéens, ralliés ce week-end par des manifestants contre la vie chère. « Comment peuvent-ils en arriver là ? Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse », a questionné Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, dimanche soir. Mais le gouvernement aussi pourrait avoir des comptes à rendre dans les prochains jours. À gauche, comme à droite, les parlementaires veulent comprendre comment la situation a pu dégénérer à ce point. C’est aussi la doctrine de maintien de l’ordre qui est pointée du doigt.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, annonce dans un communiqué qu’elle réunira mardi 20 octobre les présidents de groupe, en vue de leur proposer la création d’une commission d’enquête pour « faire toute la lumière sur les scènes de chaos et de pillages auxquelles nous avons assisté et sur leurs responsables. » Charge à cette commission, si elle voit le jour, « d’analyser le degré d’anticipation de ces évènements, le dimensionnement et la doctrine de maintien de l’ordre qui leur a été opposée et d’en pointer les éventuels dysfonctionnements ».
La droite veut…
Auteur: Romain David
