L’armée israélienne a mené de nouvelles frappes meurtrières mercredi sur la ville assiégée de Khan Younès, dans le sud de Gaza, où habitants et déplacés tentent de s’abriter des bombardements et des combats parmi les plus violents en deux mois de guerre contre le Hamas.
Les Palestiniens de la bande de Gaza vivent « dans l’horreur la plus totale », a dénoncé le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk.
A la nuit tombante, d’épais nuages de fumée noire et des flammes continuaient de s’élever de Gaza. Mercredi, des trainées dessinées par des roquettes tirées du petit territoire palestinien vers Israël ont aussi émaillé le ciel.
Engagée depuis le 27 octobre dans une offensive terrestre contre le Hamas dans le nord de Gaza, en parallèle à sa campagne de frappes, l’armée israélienne a étendu ses opérations au sol à l’ensemble du territoire et annoncé mardi avoir encerclé Khan Younès, la plus grande ville du sud.
Sur l’ensemble du petit territoire surpeuplé, les corps de plus de 200 Palestiniens tués dans les bombardements ont été transportés dans les hôpitaux ces dernières 24 heures, et plus d’une centaine de blessés, selon le ministère de la Santé du Hamas et d’après des sources hospitalières.
Des milliers d’habitants continuent à fuir désespérément vers le sud et la ville voisine de Rafah, frontalière de l’Egypte, répondant aux injonctions de l’armée israélienne.
« Toute la ville subit des destructions et des bombardements incessants. Beaucoup de gens arrivent du nord dans des conditions désastreuses, sans abri, à la recherche de leurs enfants », a raconté à l’AFP Hassan Al-Qadi, un habitant de Khan Younès déplacé à Rafah.
« Nous voulons comprendre. S’ils veulent nous tuer, qu’ils nous encerclent dans un seul endroit et nous éliminent tous ensemble. Mais nous pousser à nous déplacer d’un endroit à l’autre, ce n’est pas juste », a-t-il ajouté.
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