Violet Chachki, première drag queen invitée à danser au Crazy Horse à Paris, fin juin, y voit une « fierté », un « honneur » et l’opportunité de soutenir « d’autres personnes qui manquent de confiance en elles ou ont l’impression de ne pas être à leur place dans la société ».
Jason Dorda, à l’état civil, a grandi à Atlanta, « sorte de Mecque gay du sud des Etats-Unis ». Mais sa découverte de la culture drag n’a pas été évidente.
« Je suis allé dans une école catholique, j’avais un uniforme. On me disait que je ne pouvais pas porter certaines choses. Il y avait beaucoup de règles fondées sur le genre », se souvient l’artiste, interviewé par l’AFP début mars. « Donc, pour moi, le drag a toujours été une forme de rébellion, quelque chose de punk ».
Une « thérapie » et une « échappatoire » aussi. « Ca m’a beaucoup aidé », confie Violet Chachki, 31 ans, qui pratique depuis 12 ans « l’art de l’illusion féminine ». « Maintenant que j’ai une audience à l’international, je peux partager cette thérapie. »
Ses deux millions d’abonnés sur Instagram, elle les doit à sa victoire en 2015 dans le célèbre concours télévisé de drag queens RuPaul’s Drag Race, diffusé aux Etats-Unis depuis 2009 et qui a sa version française depuis 2022 sur France 2.
Depuis, Violet Chachki s’est fait un nom, adoubée par la star de l’effeuillage burlesque (forme de strip-tease artistique et féministe) Dita Von Teese et des marques de mode comme Moschino, pour laquelle elle a défilé.
Mais quand elle a commencé, le drag était « complètement +underground+, pas du tout une carrière enviable ».
C’est Drag Race qui a fait « décoller puis exploser » cette contre-culture, rappelle celle dont le prénom de scène est un hommage à l’héroïne du film « Bound » des soeurs Wachowski (1996), « une histoire d’amour queer ».
« C’est le genre de femme qui m’inspire: puissante,…
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