Ce soir, le résultat du Rassemblement national est historique. Il confirme son ancrage dans le paysage politique, après son net succès aux européennes qui a provoqué la dissolution improvisée par Emmanuel Macron. Près de onze millions d’électeurs ont été convaincus par le programme de Jordan Bardella qui peut donc espérer s’installer à Matignon dans les prochaines semaines. Le scénario de l’horreur est en train de s’écrire.
C’est bien une nouvelle élection qui se joue dès demain.
Les projections des instituts de sondage font froid dans le dos, bien qu’elles soient à prendre avec des pincettes. Parce que c’est bien une nouvelle élection qui se joue dès demain. Voire, c’est bien 577 élections qui se jouent. D’ores et déjà l’ensemble des partis composant le Nouveau Front populaire a appelé leurs candidats arrivés en troisième position à se désister pour faire battre l’extrême droite. A priori, une centaine de circonscriptions sont concernées. Et alors que les macronistes subissent une lourde défaite, les consignes ne semblent pas aussi claires, voire divergent d’un macroniste à l’autre.
Sur le même sujet : Les triangulations de Macron, le « en même temps » du chaos
Si le président Macron appelle ce soir, par la voie de l’AFP, « à un large rassemblement clairement démocrate et républicain pour le second tour », le communiqué de Renaissance, le parti présidentiel, se veut tout aussi flou. Partout où leurs candidats sont arrivés en troisième position, le parti appelle au désistement au « profit des candidats en mesure de battre le Rassemblement national et avec qui nous partageons l’essentiel : les valeurs de la République ». Et d’ajouter : « Face à la menace d’une victoire de l’extrême-droite, nous…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pierre Jacquemain

