Ce sont trois sénateurs amoureux de vin, mais soucieux, qui se tenaient devant la presse le 29 octobre dernier. Vignerons de formation, Daniel Laurent (LR), Henri Cabanel (RDSE) et Sébastien Pla (PS) ont sillonné les vignobles de France pendant plusieurs mois, « et même la Chine, les États-Unis ou l’Italie, enfin, en visioconférence ! », s’exclame le premier, élu de la Charente-Maritime. Une préoccupation a guidé leurs travaux dans le cadre d’une mission d’information de la commission des Affaires Économiques du Sénat : pourquoi le prix de nombre de bouteilles de vin sous appellation est-il inférieur au prix de l’huile d’olive ?
Les crises que traverse le secteur ne sont plus un secret pour personne. « Il a été injustement pris pour cible dans des conflits qui ne le regardaient pas », déplore Daniel Laurent. La fermeture brutale du marché chinois, les tensions commerciales avec les États-Unis et les 15 % de droits de douane décrétés cette année par Donald Trump, sont venus fragiliser une filière « d’excellence » et « essentielle » à l’économie française. Sans oublier les dérèglements climatiques « qui ne se comptent plus à l’échelle d’une vie mais à l’échelle d’une année », pointe le rapport, certains départements comme les Pyrénées-Orientales et l’Aude en font la dure expérience. L’accent est aussi mis sur l’évolution des goûts des amateurs de la boisson tannique. Avec une consommation annuelle…
Auteur: Aglaée Marchand

