Un combat de longue haleine
Depuis plusieurs années, les associations environnementales et des habitants s’opposent à l’accaparement et à la commercialisation des nappes phréatiques par Nestlé Waters. En cause : la raréfaction de l’eau dans la nappe phréatique des Grès du Trias Inférieur qui menace l’approvisionnement en eau potable de la population, alors que l’industriel continue de pomper pour commercialiser son eau en bouteille.
En octobre 2019, voté officiellement en mai 2023 le comité de bassin Rhin-Meuse a ainsi rejeté la proposition de créer un pipeline pour acheminer l’eau de plus loin et a imposé la priorité de l’usage de la nappe aux habitants. Pour y parvenir, le comité préconise de prendre en compte les deux nappes phréatiques (supérieure et inférieure) dans la répartition des volumes attribués à chacun des usagers avec l’objectif de rétablir l’équilibre de la nappe d’ici 2027.
« Si nous sommes ravis de la décision du comité de bassin, la date est un problème : 2027, c’est beaucoup trop tard. A la base, l’objectif d’équilibre de la nappe devait être atteint en 2015, puis en 2021. La Commission Locale de l’Eau veut maintenant reporter l’échéance à 2027, contre l’esprit de la délibération qui voulait un échéancier mis en place rapidement. 2027 devait être la date de la reconstitution de la nappe pour faire remonter le niveau, pas celle de l’équilibre ! » explique ainsi Jean-François FLECK, porte-parole du collectif eau88, pour La Relève et La Peste
Durant la pandémie, en 202 et face au refus du Préfet des Vosges de leur transmettre le dossier de Nestlé pour une demande d’autorisation de forages, elles ont dû faire appel à la Commission d’accès aux documents administratifs. C’est là qu’elles ont découvert la demande de régularisation de l’industriel sur 9 forages… déjà actifs depuis des dizaines d’années.
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Auteur: Laurie Debove

