C’est un monde parallèle. Un monde dans lequel l’urgence climatique, l’effondrement de la biodiversité et la pollution atmosphérique sont autant d’opportunités économiques. Un monde essentiellement masculin, où l’on parle growth (croissance en français), progrès et entrepreneuriat, tout en buvant du matcha latte. Bienvenue dans l’univers des start-ups.
Au sein de cet entre-soi, il y a au moins un rendez-vous annuel à ne pas manquer : le salon Viva Technology (VivaTech). Du 11 au 14 juin, le « plus grand événement européen de la tech » réunit plus de 13 000 start-ups, 160 000 visiteurs et 3 500 exposants au Parc des expositions, à Paris, pour « quatre jours de célébration de l’innovation ». Dans ce grand raout, les multinationales LVMH, TotalEnergies ou Tesla par exemples, côtoient les stands des acteurs du secteur public et ceux des jeunes pousses émergentes, venues des quatre coins du monde.
IA et recyclage
« L’intelligence artificielle (IA) est sans conteste la vedette, aux côtés du quantique, de la blockchain et de la robotique », peut-on lire dans le communiqué de presse de cette neuvième édition de VivaTech. Les enjeux écologiques sont relégués au second plan. Pourtant, c’est un fait établi : l’intelligence artificielle est très gourmande en énergie et en eau.
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D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, la consommation électrique mondiale des data centers, nécessaire au fonctionnement de l’IA, devrait doubler d’ici 2030, pour atteindre l’équivalent de la consommation actuelle d’un pays comme le Japon. Les promesses d’une IA frugale semblent bien lointaines, en témoignent…
Auteur: Thomas Lefèvre

