En grandissant, avez-vous joué avec des poupées Barbie hypersexualisées, des trains Thomas the Tank Engine ou des princesses Disney blanches et minces ? Si c’est le cas, vous n’êtes pas seuls. Mais ce n’est plus le cas pour les enfants de la génération alpha.
Des marques comme Mattel, autrefois critiquées pour leur promotion de normes corporelles irréalistes et de stéréotypes de genre, se présentent aujourd’hui comme féministes et progressistes. Le récent film Barbie est un exemple de cette évolution.
Les parents millénariaux recherchent activement des jouets, des livres et des films pour éduquer leurs enfants à la vie et leur inculquer des valeurs qui correspondent aux leurs, de la positivité corporelle à la diversité, en passant par l’acceptation des autres et aux différences sexuelles.
Chacun vit sa vingtaine et sa trentaine à sa façon. Certains économisent pour contracter un prêt hypothécaire quand d’autres se démènent pour payer leur loyer. Certains passent tout leur temps sur les applications de rencontres quand d’autres essaient de comprendre comment élever un enfant. Notre série sur les 25-35 ans aborde vos défis et enjeux de tous les jours.
En même temps, les parents millénariaux sont prompts à critiquer les marques qui ne reflètent pas leurs valeurs. Des campagnes sur les médias sociaux comme #CancelDrSeuss, qui a attiré l’attention sur l’imagerie jugée raciste dans les livres de l’auteur, est un exemple de consommateurs qui demandent des comptes aux marques pour leurs maladresses passées.
Ce qui est remarquable dans ces appels à la responsabilité, c’est qu’ils découlent souvent de l’histoire de l’exclusion d’une marque, telle que le nombre limité de poupées American Girl avec profils minoritaires, ou…
Auteur: Aya Aboelenien, Assistant Professor of Marketing, HEC Montréal

