Leonard Cohen n’est pas exactement la première personne dont on songerait à faire un chantre du « vrai sens du temps des fêtes ».
En tant que chercheur en études religieuses se spécialisant dans les débuts du christianisme, et admirateur de Cohen issu d’un milieu chrétien,je reconnais que le mot « festivité » ne colle tout simplement pas à cet artiste qui a toujours exprimé davantage une mélancolie narquoise qu’une jovialité à tout crin.
Or, le défunt poète, romancier et auteur-compositeur-interprète juif bien-aimé de Montréal porte un regard pénétrant sur la lumière. Ses mots doux-amers accompagnent bien les jours les plus courts et les plus sombres de l’année dans l’hémisphère nord, jours pendant lesquels ont lieu des fêtes religieuses où la lumière est à l’honneur.
Tout devient pénombre
Bien que les manières et les raisons de célébrer diffèrent considérablement, Hanoukka, Noël, Yule et, plus tôt dans l’année, Divali sont toutes des fêtes faisant la part belle aux bougies et aux lumières scintillantes.
Qu’elles aient été imaginées dans cette optique ou non, à mesure que les nuits s’allongent à l’approche du solstice d’hiver, ces fêtes aident les gens à composer avec les journées courtes, l’obscurité extérieure et les intérieurs sombres qui causent la dépression saisonnière et d’autres stress.
Une année sous le signe de la morosité
Bien que la violence ne connaisse jamais de répit, l’année qui s’achève a été particulièrement morose, marquée par des crimes haineux en forte hausse la désinformation, source de division et des guerres. Voilà des propos où commence à poindre l’esprit de Cohen.
Les thèmes récurrents de l’échec, du regret, de la souffrance, de la violence et de la mortalité rendent l’œuvre de Cohen plus mélancolique encore que le Noël d’Elvis. Néanmoins, mes récentes recherches sur l’imagerie religieuse dans sa poésie…
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Auteur: Matthew Robert Anderson, Adjunct professor, Theological Studies, Concordia University

