Au Canada, la violence dans les relations amoureuses touche plus d’un tiers des adolescents, ce qui en fait un enjeu de santé publique majeur.
Ce phénomène désigne l’ensemble des comportements exercés par une personne sur une autre dans le cadre d’une relation intime, susceptibles de causer des préjudices de nature psychologique, physique et sexuelle.
Pour guider la mise en place de stratégies préventives visant à réduire la prévalence de la violence dans les relations amoureuses, il est essentiel d’identifier les facteurs qui augmentent les risques ou qui les réduisent (facteurs de protection). Certains de ces facteurs sont des caractéristiques individuelles (comme le genre), familiales (exposition à la violence familiale), sociales (fréquentation de pairs ayant des comportements antisociaux) et même géographiques (associées aux milieux de vie).
Dans le cadre de ma thèse de doctorat en santé et société à l’Université du Québec à Montréal, je me suis intéressé au lien entre les quartiers de résidence et la violence dans les relations amoureuses chez les adolescents et adolescentes à Montréal.
Mes analyses ont été menées à partir des données de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire. Les résultats suggèrent que le risque de subir et de perpétrer de la violence dans les relations amoureuses est associé à plusieurs caractéristiques des quartiers.
Je distingue dans ma thèse trois composantes des quartiers de résidence susceptibles de jouer un rôle sur la violence dans les relations amoureuses chez les adolescents et adolescentes, soit les caractéristiques sociodémographiques de la population locale, l’environnement bâti (attributs physiques des quartiers) et l’environnement social (processus sociaux au sein des quartiers).
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Auteur: Paul Rodrigues, Postdoctoral research fellow, Institut national de la recherche scientifique (INRS)

