L’Europe doit-elle avoir peur de la Chine, ou faut-il lui tenir tête ? La question, récurrente, s’est installée dans le débat à Bruxelles ces dernières semaines, suite à la décision de la Commission d’imposer une surtaxe aux véhicules électriques chinois à compter du 1er novembre. Cette mesure, prise à l’issue d’une enquête européenne ayant établi que l’industrie automobile chinoise bénéficie de subventions étatiques allant jusqu’à 21% des coûts de productions, divise cependant les 27.
“On doit arrêter d’être naïfs et l’on doit savoir se défendre” : pour Christophe Grudler, pas de doute, la décision de la Commission est justifiée. L’eurodéputé français du groupe Renew rappelle que “les voitures chinoises arrivent dans des conditions qui ne sont pas conformes au marché européen (…), les subventions d’état leur permettent de venir avec des prix artificiellement moins chers, donc on ne se bat pas à armes égales”.
Même constat du côté de l’eurodéputée socialiste belge Estelle Ceulemans, qui reconnaît cependant des débats et des divergences dans son groupe (“Socialistes et Démocrates”) sur cette question. Le chancelier social-démocrate allemand Olaf Scholz s’est ainsi opposé à ces taxes, sans succès. “On n’est pas face à des diverges d’opinion au niveau des groupes politiques mais au niveau géographique“, décrypte Estelle Ceulemans. “Les Allemands exportent aujourd’hui pas mal…
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Auteur: Rédaction Public Sénat

