Voitures hybrides : l’UE va plafonner les importations de véhicules chinois à 350 000 par an

L’Union européenne va plafonner à 350 000 le nombre de véhicules hybrides importés de Chine chaque année, dans le cadre d’un accord conclu entre Pékin et Bruxelles, a annoncé un responsable européen lundi 12 octobre.

Après deux jours d’intenses négociations à Pékin la semaine dernière, le commissaire européen au commerce, Maros Sefcovic, avait annoncé vendredi que Pékin avait accepté de modérer le flux de véhicules hybrides et hybrides rechargeables entrant sur le marché européen. Cet accord bilatéral était selon lui susceptible de stopper l’arrivée de « plusieurs millions d’unités sur une période de quatre ans » et ouvrait « la perspective d’une réduction de plus de moitié des exportations chinoises », sans fournir davantage de précisions.

L’accord « réduira de plus de moitié les exportations actuelles vers l’UE, qui devraient atteindre les 800 000 véhicules en 2026 », a expliqué un responsable européen lundi. La Chine a quant à elle laissé entendre lundi qu’elle pourrait exporter au moins 302 000 véhicules hybrides chaque année vers l’UE, en vertu de ce consensus.

La Chine accusée de pratiques déloyales

Le dossier des véhicules hybrides est un des plus sensibles entre l’UE et la Chine. Ces modèles sont devenus l’un des principaux canaux par lesquels les constructeurs chinois pénètrent le marché européen, où ils livrent une très rude concurrence à leurs rivaux locaux, menaçant l’emploi dans l’UE.

De nombreux industriels et responsables européens accusent par ailleurs la Chine de pratiques commerciales déloyales, notamment à travers des subventions accordées à ses entreprises, de manipulation de la monnaie chinoise et d’obstructions faites à l’accès des entreprises européennes au marché chinois.

Pékin se défend de telles pratiques, vante la réussite de son industrie et renvoie l’économie européenne à ses…

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Auteur: La Croix (avec AFP)