Réunis sous l’égide des Nations Unies, les principaux marchés automobiles – des États-Unis à la Chine, en passant par l’Union européenne, le Japon et le Royaume-Uni – ont adopté le premier cadre réglementaire international consacré aux systèmes de conduite entièrement automatisée.
Élaboré dans le cadre d’un forum mondial pour l’harmonisation des réglementations automobiles convoqué par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU), ce règlement vise à établir un socle commun de sécurité afin d’éviter que les constructeurs aient à composer avec une multitude de réglementations nationales. L’objectif est de faciliter le déploiement mondial de ces technologies tout en garantissant un niveau élevé de sécurité.
Le règlement, qui entrera en vigueur dans environ un mois, encadre l’ensemble du cycle de vie des systèmes de conduite automatisée (en anglais, automated driving system ou ADS), depuis leur conception jusqu’à leur exploitation en conditions de conduite réelles.
« Pour les constructeurs, il apporte un cadre plus lisible. Pour les autorités et les usagers, il vise à garantir que les technologies de conduite sans conducteur répondent à des exigences de sécurité strictes », a souligné mercredi la CEE-ONU.
Des constructeurs automobiles comme Tesla utilisent de plus en plus l’intelligence artificielle pour contrôler les véhicules.
Égaler ou dépasser les performances d’un conducteur humain
Le principe est simple, mais ambitieux. Un véhicule entièrement autonome devra démontrer qu’il est capable de conduire au moins aussi bien qu’un conducteur humain compétent.
Les constructeurs devront en apporter la preuve avant toute homologation, au moyen de simulations numériques, d’essais sur circuit et de tests en conditions réelles. Les autorités devront notamment…
Auteur: Nations Unies FR

