Présentant devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, la mise à jour orale de la Mission d’établissement des faits sur la RDC, Volker Türk a décrit des violations et atteintes aux droits humains « d’une ampleur et étendue effroyables ».
« Toutes les parties au conflit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont commis des violations ou atteintes aux droits humains, ainsi que des violations du droit international humanitaire », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
Les conclusions préliminaires de la Mission d’établissement des faits montrent une apparente absence totale de considération pour la protection des civils pendant et après les opérations militaires.
Arrestations arbitraires
Lors des combats, en début d’année, ayant conduit à la conquête de Goma par le M23, le groupe rebelle soutenu par le Rwanda, il y a eu un effondrement total de la chaine de commandement quand les forces armées de la RDC (FARDC) se sont repliées. « Des soldats congolais, et des membres des milices Wazalendo soutenues par la RDC, ont tué, violé et pillé ».
La Mission a aussi reçu des informations indiquant que des milices Wazalendo auraient arrêté arbitrairement et enlevé des personnes pour extorquer de l’argent, et qu’elles auraient imposé des punitions sommaires dans les zones qu’elles contrôlent. La Mission enquête aussi sur des exécutions sommaires présumées commises par des membres des FARDC et des milices Wazalendo.
« Mon Bureau est en train d’enquêter sur d’autres violations présumées du droit international humanitaire, et beaucoup d’entre elles pourraient constituer des crimes de guerre », a précisé le chef des droits de l’homme de l’ONU.
Une mère et ses enfants quittent un camp de personnes déplacées à Goma, en RDC.
Exécutions…
Auteur: Nations Unies FR

