Volkswagen en grève : la fin d’un monde

La situation économique et politique en France n’est pas glorieuse, mais le conflit social qui commence à Volkswagen montre que même le « modèle allemand » est arrivé dans une impasse. Ce « modèle » reposait sur la qualité de produits industriels haut de gamme (voitures, machines-outils, etc.), une main-d’œuvre industrielle stable, bien payée et hautement qualifiée, et un système de « codétermination » où le syndicat pesait sur les choix stratégiques. Le tout permettant des records d’exportation, en particulier vers la Chine.


Sur le même sujet : Pollution : L’inertie des pouvoirs publics

Ce compromis productiviste a connu un premier séisme il y a dix ans, avec le scandale des moteurs diesels truqués pour dissimuler leurs vraies émissions de polluants. Les ingénieurs avaient inventé un logiciel qui enclenchait le dispositif antipollution lors des tests de mesure des émissions, et l’arrêtait immédiatement après pour redonner toute sa puissance au moteur. La puissance du syndicat IG Metall n’avait en rien aidé les ingénieurs à résister à ces injonctions de leurs supérieurs : la croissance de l’emploi et des salaires passait avant l’écologie.

Une mobilisation conjointe des salarié·es et des défenseurs de la nature est la clé pour sortir du productivisme, en France comme en Allemagne.

Depuis, poussés par la Commission européenne, les constructeurs allemands puis européens ont enclenché une transition vers la voiture électrique. Mais, loin de viser une quelconque sobriété, ils ont développé des SUV toujours plus lourds et luxueux, bourrés d’électronique, de batteries aux « terres rares » et de connexions énergivores, le tout à nouveau sans protestations syndicales.

La montée de Tesla et des…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Thomas Coutrot

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com