(CF : à partir de 25’37’’)
https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/8109282-edition-du-mercredi-4-fevrier-2026.html
Léa Salamé commence directement par du lourd :
« Les Russes ont tapé les infrastructures énergétiques malgré les -20°C.
Est-ce que les Russes utilisent l’arme du froid ? »
Bien entendu. Ce qui intéresse Poutine, c’est de faire un maximum de victimes parmi la population civile de l’Ukraine.
Qui en douterait ?
Sur les concessions que l’Ukraine devrait faire vis à vis du Donbass, c’est à dire que les Russes exigent que les Ukrainiens
« se retirent de territoires qu’ils (les Russes, ndlr) n’ont pas encore conquis, comme Donetsk par exemple » ; « c’est du chantage ? »
Super question, ça.
C’est vrai qu’environ 22 % de l’Oblast de Donetsk n’a pas encore été conquis par l’armée russe.
J’imagine que les Français – qui n’entendent généralement rien à la géographie de l’Ukraine – doivent parfaitement saisir la nuance dans la question.
Zelensky répond cash :
« Les Russes n’ont remporté aucune victoire
(…)
Pour conquérir l’Est de l’Ukraine, cela leur coûterait 800 000 cadavres de plus, les cadavres de leurs soldats ; il leur faudra deux ans au minimum, avec une progression très lente. À mon avis, ils ne tiendront pas jusque là. »
… Là, je suis sans voix, ou « j’ai pas les mots », comme on dit.
Dans le cadre des négociations, on pourrait imaginer un gel du conflit, qui « serait déjà une concession énorme. »
Dans ce cadre idéal, il faudra « une force d’interposition internationale entre eux et nous. » dit Zelensky.
Poutine et Lavrov nous ont déjà dit tout le bien qu’ils pensaient d’imaginer des troupes issues de pays membres de l’OTAN déployées sur le territoire de l’Ukraine pour « assurer la paix » (par la force).
Un souci de traduction, sans doute. Les traducteurs qui connaissent le russe ne sont-ils d’ailleurs…
Auteur: Vincent LE MERCIER

