« Voltaire, à la recherche du corps dispersé » sur france.tv : enquête autour de sa dépouille

« On doit des égards aux vivants. Aux morts, on ne doit que la vérité ». Le médecin légiste et anthropologue Philippe Charlier fait sienne la célèbre citation de Voltaire. Après Napoléon, Marat ou encore Robespierre, ce nouveau numéro de la collection « L’histoire au scalpel » tente de faire la lumière sur la mort du célèbre philosophe des Lumières, dont les pérégrinations post mortem sont presque aussi romanesques que sa vie. Son décès le 30 mai 1778 a en effet donné lieu à une dispersion de ses restes transformés en reliques laïques.

De peur que les institutions religieuses interdisent une sépulture chrétienne à celui qui n’a cessé de contester leur autorité, son corps est transporté à l’abbaye de Sellières, près de Troyes, où son neveu, l’abbé Mignot, organise de discrètes funérailles. Sa dépouille sera rapatriée en grande pompe par les révolutionnaires, treize ans plus tard, pour être inhumée au Panthéon dans un tombeau, déplacé au gré des changements de régime.

Un grand hypocondriaque mort à… 83 ans

Ce corps est cependant incomplet : certains organes avaient été prélevés juste après le décès par son ami le marquis de la Villette, avec l’aide d’un apothicaire qui exposa longtemps le cervelet du philosophe sur les étagères de son officine !

Jouant habilement sur les codes du polar, Philippe Charlier examine de près le cœur embaumé de Voltaire, aujourd’hui conservé à la BNF. Profitant d’un orifice dans l’enveloppe de plomb, il soumet la précieuse relique à l’expertise de trois nez, un parfumeur et deux œnologues, qui décèlent une odeur de pruneau. L’organe aurait-il été conservé dans de l’eau-de-vie ? De microprélèvements, confiés aux chercheurs du Centre de l’énergie atomique, peuvent-ils élucider les causes du décès ? Entre légendes et analyses scientifiques, l’enquête navigue de l’anecdotique au…

La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Cécile Jaurès

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