Tout allait bien ce lundi 25 août jusqu’à 16 h 10, heure à laquelle l’indice du CAC 40 a commencé à piquer du nez… Une longue chute survenue dix minutes seulement après l’annonce d’un vote de confiance, par le premier ministre, le 8 septembre prochain.
La Bourse de Paris perdait 1,59 %, en fin d’après-midi, hier. Rien d’alarmant dans l’immédiat, mais une mauvaise nouvelle pour des investisseurs avides de stabilité, qui instaure un climat de méfiance potentiellement durable. À titre comparatif, l’annonce de la dissolution en juin 2024 avait provoqué une baisse immédiate de 2,1 %, puis la situation s’était dégradée la semaine suivante avec une chute de 6,23 %.
Ce matin, le CAC 40 ouvrait avec une baisse de presque 2 %, puis un léger ralentissement est venu adoucir la chute, en fin de matinée.
Du côté des banques, cette nouvelle vague politique se traduit par une perte de plus de 6 % pour la Société générale et le Crédit agricole. Les fournisseurs Engie et Veolia fléchissent, respectivement, de 2,5 et 3 %. Quant aux concessionnaires et contractants, Vinci perd 5,2 %, Bouygues 3 %, et Eiffage 6 %. « Les investisseurs craignent qu’une forme d’instabilité durable s’installe. Ils prévoient un ralentissement de la croissance française », explique l’économiste Stéphanie Villers.
La dangereuse escalade des taux d’intérêt
Mais ce n’est pas tant les cours boursiers qui inquiètent la conseillère…
Auteur: Clémentine Louise

