Paris, reportage
« On est là, on est là ! Face au silence des gens, nous, on est là ! » chante le cortège joyeux de Printemps bruyant ce samedi 4 avril, réuni à l’initiative d’Extinction Rebellion et de plus d’une centaine d’organisations écologistes. Une référence directe au Printemps silencieux (1962) de la biologiste Rachel Carson, pionnière dans la dénonciation des méfaits des pesticides sur la santé et l’environnement.
Environ 2 500 personnes, selon les organisateurs, ont défilé dans Paris pour réclamer l’arrêt de l’utilisation des pesticides. Il y a urgence, tant le sénateur Laurent Duplomb intensifie son offensive en faveur de ceux-ci avec une nouvelle proposition de loi.
1. « On est là parce que dans trois mois, la prévention des cancers en France sera rendue impossible par le gouvernement. En donnant carte blanche aux pesticides, ça devient impossible. On est enragés. On n’a plus de patience », dit Fleur Breteau (de dos), cofondatrice du collectif Cancer Colère et figure de la mobilisation contre la loi Duplomb.
2. Avec un orchestre et des batucadas, la marche du Printemps bruyant se voulait festive et colorée.
3. « C’est compliqué de rester optimiste face à Macron. Une journée comme ça, ça fait du bien. On se recentre sur tout ce qui nous lie », dit Willène, 45 ans.
4. « Je n’en peux plus. La situation m’effraie. Les pouvoirs publics n’entendent rien, la FNSEA [le syndicat agricole majoritaire et productiviste largement suivi par le gouvernement] fait tout ce qu’elle veut. Ça me révolte. Ce rassemblement est joyeux… mais derrière, il y a beaucoup de peur », confie Véronique, 78 ans.
5. « On a une asso écolo à la Sorbonne. Mon engagement, ça a vraiment été une solution contre mon écoanxiété. Le groupe donne de la force ! » dit Maxime, 22 ans. À ses côtés, Émeline, 21 ans, enchérit : « On est obligés d’être optimistes, sinon…
Auteur: Cha Gonzalez

