« Les fondateurs de Concordis n’ont pas choisi ce nom par hasard. L’objectif est que distributeurs et industriels aient un destin lié de concorde. » Lors de son propos liminaire devant la commission d’enquête du Sénat sur les marges des distributeurs et des industriels, Pauline Glaziou signifie que ces deux types d’acteurs étaient interconnectés. Et qu’ils se devaient d’avoir des relations pacifiées d’une certaine manière. Cette ancienne directrice des achats chez Casino a d’ailleurs connu les deux univers, pour avoir auparavant occupé des responsabilités chez des industriels tels que Bel, Red Bull ou Heineken. C’est sur cette notion de concorde que s’est cristallisée l’audition qui s’est tenue ce mercredi.
Entendue en sa qualité actuelle de directrice générale d’Eureca trading, la centrale d’achat basée à Madrid qui opère pour les enseignes réunies dans l’alliance Concordis (Carrefour, Coopérative U et le distributeur allemand RTG), cette acheteuse expérimentée s’est retrouvée à répondre aux accusations de « pratiques tendues » dans les négociations commerciales. « Mon sentiment, c’est que ça participe beaucoup de la légende, je n’ai pas eu à le constater quand j’étais du côté industriel. Je ne crois pas que mes équipes à Madrid aient eu de tels comportements », assure-t-elle face à la représentation nationale.
« Les modifications au dernier moment sont souvent au bénéfice de…
Auteur: Guillaume Jacquot

