À Montpellier, l’association kanak Ceini Hnyei organise toutes les deux semaines des ateliers pour écrire des lettres aux prisonniers-ères détenu-es en Métropole après le soulèvement entamé le 13 mai en Kanaky/Nouvelle-Calédonie.
Rue du Pont de Lattes, le vendredi 10 janvier. Assis autour des tables de la boulangerie de ce Petit Casino montpelliérain, une poignée de kanak partage boissons et viennoiseries, au milieu d’enveloppes et de lettres éparpillées.
Ces personnes ont répondu à l’appel de l’association Ceini Hnyei, implantée aussi bien en Kanaky/Nouvelle-Calédonie qu’en Métropole. Objectif : échanger des lettres avec les prisonniers-ères politiques kanak incarcéré-es en France, à 17 000 km de leurs proches, depuis le soulèvement contre le dégel du corps électoral commencé le 13 mai, après plusieurs mois de mouvement pacifique.
Le 19 juin, 11 militant-es de la Cellule de Coordination des Actions de Terrain (CCAT), qui coordonnait les actions du mouvement contre le dégel, étaient arrêté-es par les forces de l’ordre françaises. Sept d’entre eux-elles sont aujourd’hui emprisonné-es en France, comme des dizaines de manifestant-es.
Claude, président de l’association Ceini Hnyei, a rejoint Montpellier récemment. « C’est pour communiquer avec les prisonniers-ères qui sont éparpillé-es partout en France, parfois sans contact avec leur famille. On a des réponses. Nous tenons à continuer un échange, mais aussi à connaître les besoins qu’ils ont. », nous explique-t-il.
Yvannick est venu à Montpellier pour ses études. « Les prisonniers-ères sont face à un nouvel environnement. Au début pas mal de prisonniers-ères ont fait l’objet d’un isolement qui les a coupé-es des contacts humains auxquels ils et elles étaient habitué-es. », constate-t-il. « J’ai écrit à un grand frère sur un…
Auteur: Le Poing

