En l’absence du tenant du titre masculin et chouchou du public, l’Espagnol Carlos Alcaraz, Roland-Garros s’est trouvé une nouvelle vedette depuis le début du tournoi, le 24 mai : le soleil. Le Grand Chelem (du nom donné aux plus prestigieux rendez-vous de la saison de tennis), subit de plein fouet la vague de chaleur qui touche actuellement la France, enregistrant des pics de chaleur supérieurs à 34 °C sur certains courts. Suffisant pour déstabiliser les joueurs, nombreux à avoir subi des coups de chaud dans les premiers matchs, et mettre en danger le public. Ce qui peut interroger sur l’avenir du tournoi, à l’orée des futurs bouleversements climatiques.
Un « effet four »
Il n’y avait qu’à déambuler, en ce début de semaine, dans les travées de Roland, dans le sud-ouest parisien, où les matchs commencent dès 11 heures, pour saisir l’ampleur de la fournaise. Aux rares fontaines, des fans assoiffés faisant la queue pour s’offrir un moment de fraîcheur ; dans les tribunes des dix-huit terrains, des bénévoles arrosant les spectateurs matraqués par la chaleur. Sur les courts en terre battue, où la sensation de chaleur est exacerbée, c’est encore pire : le 25 mai, une ramasseuse de balle a dû être évacuée après un coup de chaud.
« Il y avait cet effet four, confiait à L’Équipe le 25 mai la joueuse Clara Burel, dégoulinante et éliminée après son premier match du tournoi. La chaleur était vraiment présente. C’est plus difficile de récupérer entre les points. »
« Vous voulez qu’un joueur meure sur le court ? »
Qu’importe : ces dernières années, les athlètes ont de toute façon dû apprendre à jouer dans des conditions éprouvantes, notamment à l’Open d’Australie, premier Grand Chelem de la saison à Melbourne, où le mercure a excédé les 45 °C cette année. « Vous voulez qu’un joueur meure sur le court ? » s’était ainsi plaint auprès du…
Auteur: Corentin Parbaud

