Ce sont des marronniers habituels des mois d’août et de septembre. Tous les ans, durant les semaines qui précèdent le bouclage du budget, il n’est pas rare que la presse fasse mention de pistes, d’idées à l’étude au gouvernement. La dernière en date, révélée par Les Échos le 6 septembre a fait l’effet d’une bombe, tant auprès de l’opinion que d’une large partie des responsables politiques.
Le quotidien économique, réputé pour ses informations exclusives sur la fabrique du budget, affirmait que le gouvernement envisageait de « soumettre à cotisations une partie des primes d’intéressement, participation ou abondements des employeurs aux plans d’épargne ». Ce projet a fait tanguer jusque dans les rangs de Renaissance.
Dès lundi, le gouvernement s’est astreint à déminer la réflexion en question. Interrogé dans la matinale de RTL, le ministre de l’Economie Roland Lescure a affirmé que l’idée faisait « partie des pistes » regardées par le gouvernement pour financer le prochain budget de la Sécurité sociale, « comme d’autres », sans pour autant se prononcer sur la décision finale.
Matignon s’est aussi mobilisé tout au long de la journée pour évacuer la polémique. « Ce qui a fuité est un document de travail, pas une décision du gouvernement », ont assuré les équipes de Sébastien Lecornu, ajoutant que « les ministres n’avaient pas validé non plus » et que « tout le monde » était…
Auteur: Guillaume Jacquot
